L’Apprentissage

 

Historique :

L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est né le 23 juillet 1987, d’un texte de loi permettant d’accéder au travers de contrats d’apprentissage à tous les niveaux de qualification professionnelle, du niveau V (CAP) au niveau I (Bac+5).

Dans cette période il a par ailleurs été constaté une pénurie d’ingénieurs et il a été décidé de doubler le nombre d’ingénieurs formés en France chaque année.

Le « rapport DECOMPS » (juillet 1989) préconisa de former des techniciens pour en faire des « ingénieurs de terrain », plus spécialisés que les ingénieurs classiques. C’est ainsi que furent créées les NFI, « Nouvelles formations d’ingénieurs », formations en partenariat avec l’entreprise. Dans un premier temps ce sont surtout des techniciens en poste en entreprises qui furent formés, dans le cadre de la formation continue.

De nombreuses NFI en alternance ont vu le jour dans les années 90, elles sont baptisées maintenant des FIP, Formations d’Ingénieurs en Partenariat.

Les FIP répondent à une demande du monde industriel afin de répondre au besoin de former davantage d’ingénieurs diplômés et à une demande d’évolution de carrière des techniciens supérieurs. On recense près de 10 000 élèves ingénieurs dans ces formations en 2015-2016.

 

Organisation :

Les formations d’ingénieurs en partenariat (FIP) sont organisées dans des écoles d’ingénieurs dans le cadre d’un partenariat formalisé avec des entreprises ou des branches professionnelles. L’enseignement est ainsi dispensé en alternance, entre l’entreprise et l’établissement d’enseignement supérieur. En fonction du rythme de l’alternance, la durée des études varie de 18 à 36 mois.

Les FIP sont réparties essentiellement en deux groupes, selon le régime d’inscription :

  • En formation initiale par apprentissage : l’organisation des études est similaire. Les étudiants bénéficient d’un contrat d’apprentissage. Ils doivent de ce fait être âgés de moins de 30 ans lors de leur inscription en première année sauf dérogations prévues par la loi.
  • En formation continue : l’accès est principalement réservé à des personnels justifiant d’une expérience de cinq années en tant que techniciens supérieurs et titulaires d’un diplôme de niveau Bac +2 au minimum (BTS, DUT ou diplôme reconnu équivalent). Les apprenants en formation continue restent, en règle générale, salariés de leur entreprise.

Tout au long du cursus, l’apprenti bénéficie d’un double encadrement : un maître d’apprentissage au sein de son entreprise et un tuteur pédagogique de l’école.

Ces formations  comprennent aussi un séjour à l’étranger, obligatoire qui peut se dérouler soit en mobilité académique dans une école ou université d’un autre pays, soit sous forme de stage dans une filiale à l’étranger de son entreprise d’accueil ou dans une autre entreprise.

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